Inscription newsletter et conseils apicoles
 

warre montagne


Materiaux de la ruche


Tout d'abord vient la question des matériaux à utiliser. Je ne préfère pas évoquer le cas des ruches en plastique et en venir tout de suite au choix du bois. Chaque bois à ses propriétés et donc sa résistance face au soleil et aux intempéries.

Certains prendront du pin classique car peu onéreux et viendront par la suite ajouter une peinture. Procédure un peu compliqué à mon goût, de plus l'idée de mettre une peinture pouvant déranger les abeilles ne serait ce que par l'odeur ne me plaisait pas trop.

Le thermopeint, peinture fréquemment utilisée en apiculture n'était pas envisageable pour moi, rien qu'à lire l'étiquette j'avais l'impression de faire un crime contre la nature. Outre le fait qu'elle est inesthétique, une peinture à base d’aluminium me semble mal pensée pour l'habitat d'êtres vivants. A chaque étape je me pose une question simple : ferai-je cela pour moi ? Nous connaissons aujourd'hui la toxicité de l'aluminium et même si cette peinture n'est pas à l'intérieur de la ruche, je ne vois pas l'intérêt d'ajouter un élément potentiellement perturbateur.

L'huile de lin, pourquoi pas ? Mais pour cela il faut la chauffer, procédure un peu dangereuse. L'autre possibilité ajouter de l'essence de térébenthine à l'huile de lin pour permettre l'absorption du mélange plus rapidement par le bois. Certains soutiendront que l'essence de térébenthine est volatile et qu'il ne restera rien dans le bois après quelques jours. Dans tous les cas, je n'ai pas envie d'en respirer les vapeurs.

Bref devant ces choix me motivant peu, il m'a semblé évident d'aller au plus simple, ne pas peindre. Pour cela, il suffit de faire ses ruches dans un bois imputrescible, un peu plus coûteux mais tellement plus simple. J'ai donc choisi le Douglas, provenant de France et disponible dans une scierie proche de mon village.

N'oublions pas que les planches de bois de la ruche sont  verticales, donc l'eau ruisselle sur la ruche et ne stagne pas, seul le toit est exposé à l'eau.  Une légère inclinaison de la planche d'envol évitera la stagnation d'eau sur le plancher. Les abeilles habitent la ruche, elles préservent donc d'une certaine manière le bois par leur chaleur et s'isolent de l'extérieur avec de la propolis.

Ce bois ne nécessitera donc aucune peinture (il est utilisé pour faire le bardage des maisons en bois). Il prendra une légère patine et crée face au temps une sorte d’imperméabilité. Ce bois résiste naturellement à la plupart des champignons et à la propriété de durcir avec le temps.

Concernant l'assemblage, pour les mêmes raisons je n'utilise pas de colle. J'utilise des vis en inox pour leur résistance à l'humidité mais attention je vous conseille fortement d'investir dans des vis plus chers certes mais plus résistantes la gamme Rocket. Elles sont entaillées au bout évitant ainsi de fendre le bois et n'a pas de pas de vis sur le dernier centimètre permettant de compresser les deux parties à assembler.

Pour le plancher grillagé, de la même manière j'utilise un grillage inox, il résistera à la flamme du chalumeau. Le toit je l'achète déjà près chez un revendeur apicole. Je place deux fixes-éléments sur le plancher et deux vis sur chaque élément afin de rendre la base de la ruche plus stable même en cas d'agrandissement par le bas. Mes ruches ont un réducteur d'entrée pour l'hiver. Je marque toute mes ruches de mon nom et de mon numéro d'apiculteur avec un brûleur au propane.

N’oubliez pas de laisser un commentaire ci-dessous ! (avis, conseils, témoignages, questions...).

Stages

stage apiculture naturelle

 

Pour perfectionner vos connaissances et en apprendre beaucoup plus sur les abeilles et sur la méthode de gestion d'une ruche, vous pouvez effectuer un stage d'apiculture naturelle avec moi en visitant ce lien.

 

{jcomments on}