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 apiculture et ruche warre en aout

Stockage du materiel – Massacre des males – Floraison de la bruyere

 

Votre récolte de miel a certainement été déjà faite. Si de la bruyère se trouve à proximité de vos ruches il reste encore a profiter de cette miellée. Même si le miel est en pot ou bien dans le maturateur,  quelques tâches incombent  néanmoins à l'apiculteur comme le stockage du matériel.  Quant aux abeilles : il est temps d'expulser les bouches inutiles.

1. Stockage du matériel

Qu' après récolte du miel, vous utilisiez des barrettes ou des cadres, il en reste toujours quelques traces  qui ne peuvent être extraites de leurs hausses ou de leurs supports. Abandonnez- les à vos abeilles. C’est le fruit de leur travail après tout.

C'est ce que l’on appelle communément le « léchage des hausses ». Il se fait en allant déposer  les hausses  et les cadres ou barrettes à 30 ou 40 mètres du rucher. Les abeilles  viendront les nettoyer,  se procurant  ainsi quelques réserves supplémentaires. Elles vous  assureront la propreté du matériel avant le stockage.

Dans le cas des barrettes, la récolte se fait par pressage, aucune question à se poser. Les rayons ont été cassés lors du pressage, puis la cire récupérée. Reste à passer vos barrettes  à la flamme pour une éventuelle désinfection en vue d'une autre utilisation la prochaine campagne apicole.

Les utilisateurs  de  Warré avec  cadres, selon leurs convictions, peuvent trouver  intéressant de garder ces cadres désoperculés et vidés du miel pour la récolte de l’année suivante. Passé la mi-juillet, les abeilles freinent les constructions. Leur présenter des cadres déjà préparés les incitent donc à stocker encore plus de miel qu'elles ne le feraient naturellement.

Dans ces deux cas, tout réside dans le stockage des hausses. Et  c’est très simple. Superposez  vos hausses contenant vos cadres bien espacés sur un support type parpaings  en veillant à ce que la pile ne touche pas le sol.

En haut et en bas de cette pile, couvrez-la d'un cadre fait d'une grille inox (la même que pour les planchers grillagés) afin de permettre une circulation d’air  et empêcher  toute intrusion parasitaire. Ne laissez aucun espace entre vos hausses, sinon la teigne s’y introduirait facilement et hibernerait bien tranquillement. Sur la couverture de cadre tout en haut , prévoyez deux tasseaux  disposés de sorte à soutenir le toit. C'est ainsi que l’air circulera dans la colonne. Puis enfin une pierre posée sur le toit empêchera son décollage par le vent. Un passage à la flamme au préalable des hausses est envisageable et  la mise au rebus des cadres les plus anciens va de soi.

2. Contrôle de routine et traitement

Pour ne pas déranger deux fois les abeilles, l’idéal est  d'effectuer  ce contrôle lors de la récolte. C’est une sorte de préparation à l’hiver  ou du moins une  assurance  que vos colonies seront dans de bonnes conditions  quand il s'installera.

Lors de la récolte, il est judicieux de vérifier l'existence de couvain operculé et non-operculé, donc de la présence efficace de la reine. La détection des colonies orphelines ou bourdonneuses vous permettra de minimiser les pertes en faisant profiter à une autre colonie  les abeilles restantes. Orpheline,  réunir  cette ruche  avec une autre est envisageable. Bourdonneuse il faut la secouer après un important enfumage. Ainsi les abeilles  ouvrières se gorgeront de miel et seront plus facilement acceptées à une vingtaine de mètres de là, par celles des autres ruches  voisines.

C’est aussi le moment d’effectuer les traitements contre les varroas, chacun choisissant la méthode qui lui convient, voire ne traitant pas.

3. Le massacre des mâles.

Les mâles, sont ces abeilles un peu maladroites avec leur bruit de gros avions qui squattent de ruches en ruches. Dépourvus de dard, ils n’ont qu’un rôle de reproducteur pendant le vol de fécondation des reines, éventuellement  celui de réchauffeur  du couvain en début de saison.

A l’approche de l’automne, les ruches bien portantes et pourvues de réserves consommeront leur miel avec parcimonie. Alors, les ouvrières ne nourriront  plus les faux-bourdons, et puis bientôt leur refuseront l’entrée de la ruche même si cela doit se solder par une piqûre fatale aux deux adversaires. Le froid revenant, les mâles mourront de faim et de froid à l’entrée même des ruches. Seules les orphelines en accepteront avec quelques autres exceptions. C'est la version oh combien cruelle  de  la fable  pourtant si naturelle : «la cigale et la fourmi".

4. La floraison de la bruyère callune

BruyereLa bruyère callune fleurit de fin juillet à septembre selon les années, mais principalement en zone montagneuse jusqu’à 2500 mètres. Ces belles fleurs roses donnent un miel brun corsé, très difficile à extraire, nécessitant un matériel ad hoc qui justifie par là son prix de vente des plus élevé . Cette difficulté à l’extraire ainsi que sa floraison tardive rebutent beaucoup d’apiculteurs le rendant donc plus rare sur le marché. C'est pourquoi on le trouve parfois dans les rayons vendu non désoperculé. Son pollen  est beige verdâtre.

Pour en savoir plus sur les abeilles, vous pouvez vous inscrire à une journée de formation www.formationapiculturewarre.fr

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Au mois de septembre, nous verrons l'extraction du miel de bruyère.


 David Giroux

 

 

Stages

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Mois précédents

Juillet : Comment récolter en Warré ? La floraison des ronces Lire l'article

Juin : Comment agrandir une ruche Warré ? En savoir plus sur la floraison du châtaignier Lire l'article

Mois suivants

Septembre :  Comment stocker les hausses et les cadres ou barrettes après la récolte ? Recolter le miel de bruyère Lire l'article

Octobre :  Préparer l'hivernage des ruches. La miellée de lierre. Lire l'article

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